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mercredi 16 mars 2016

Pour imposer le retrait total de la loi travail, la lutte doit continuer et s'amplifier !

Editorial

14/03/2016
En difficulté pour faire passer leur projet de remise en cause du code du travail, Hollande et Valls ont passé leur week-end à en préparer une nouvelle version, afin de la faire approuver par certains dirigeants syndicaux.
Ainsi les indemnités décidées par les prud'hommes en cas de licenciement abusif ne seraient plus plafonnées comme dans le projet initial, l'article définissant les licenciements économiques serait rédigé autrement, les jeunes en recherche d’emploi pourraient recevoir une allocation. Moyennant ces changements, en grande partie formels, le gouvernement voudrait faire passer tout le reste, c'est-à-dire une remise en cause générale des droits des salariés.
Ce que voudrait imposer cette loi, c'est tout simplement la loi des patrons. Ceux-ci pourraient faire passer la durée quotidienne du travail à 12 heures, ne devraient plus respecter la durée minimum légale de 11 heures entre deux séances de travail, pourraient limiter à 10 % la majoration des heures supplémentaires. Et surtout ils pourraient licencier à leur bon plaisir, par exemple sous prétexte d'une baisse de leur chiffre d'affaires.
Ce projet a été dicté directement au gouvernement par le Medef, qui proteste d'ailleurs dès que l'on parle d'en changer une virgule. Le prétexte est toujours le même : les patrons prétendent que pour qu'ils puissent embaucher, il faut d'abord les autoriser à licencier.
Ce raisonnement absurde nous est répété depuis des années par  les gouvernements successifs, même si les faits ont démontré largement qu'il est faux. Jamais, nulle part, les facilités données aux patrons pour licencier ne les ont incités en quoi que ce soit à embaucher.
La vérité, c'est que le patronat voudrait profiter de la situation actuelle pour se débarrasser des quelques limitations que les luttes des travailleurs lui ont imposées au cours des ans. Les patrons estiment que pour cela la période est propice, car ils ont déjà vérifié que ce gouvernement était prêt à faire leurs quatre volontés, même au prix de se discréditer complètement aux yeux de son propre électorat. Ils lui demandent donc d'aller jusqu'au bout, de satisfaire tous leurs désirs.
Puisque Hollande est déjà discrédité, puisque dans un an il perdra le pouvoir, puisqu'au fond il n'a plus rien à perdre, les patrons estiment qu'il doit se sacrifier encore pour eux, et le gouvernement s'exécute.
Valls et Hollande ne font mine de reculer que parce que les réactions à leur loi les inquiètent. Le 9 mars, les grèves et manifestations ont été un succès et ils craignent qu'elles s'amplifient. Eh bien, cela doit justement encourager les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, qui sont tous menacés par cette loi, à se mobiliser encore plus largement.
Cette loi vise tous les travailleurs, ouvriers comme employés ou même cadres, en contrat à durée indéterminée ou non, intérimaires ou non. Elle fait partie d'une offensive générale, qui vise aussi par exemple les cheminots, en lutte eux aussi contre la démolition des règles en vigueur dans le transport ferroviaire et qui comme les autres ont fait grève le 9 mars.
Cette loi, qui est une négation des droits des travailleurs, ne peut pas devenir acceptable simplement parce qu'on en aura réécrit certains articles. Le gouvernement trouvera peut-être des dirigeants syndicaux pour la signer, mais il n'y a aucune raison que les travailleurs l'acceptent. C'est eux qui devraient le payer dans leurs conditions de travail, dans leur chair et dans leur vie !
Il faut imposer que la loi Hollande-El Khomri soit purement et simplement retirée. Il n'y a aucune raison d'accepter les reculs qu'elle prévoit. Mais il y a plus encore : cette loi vient après d'autres, dans une série d'attaques systématiques qui visent tous les domaines de la vie, des conditions des travailleurs et de leurs droits.
Dans son acharnement à sauver et augmenter ses profits, le patronat est prêt à nous ramener cent ans en arrière et il trouve pour cela l'oreille complaisante d'un gouvernement qui ne veut rien lui refuser. C'est tout le monde du travail qui doit mettre un coup d'arrêt à cette offensive.
De nouvelles journées de manifestations et de grèves sont prévues, les 17 mars, 24 mars et 31 mars. Il faut y participer de plus en plus nombreux pour montrer que la force est du côté des travailleurs, pour imposer le retrait total de la loi Hollande-El Khomri et dire au patronat et au gouvernement « ça suffit ! ».

mardi 23 février 2016

"Un oeil sur la planète" sur France 2



Une émission à voir et à faire voir

J’ai pu regarder,  hier soir, l’émission passée dans le magazine de France 2 « Un œil sur la planète ». L’émission passait jeudi dernier à 22H40, un horaire où il est possible de voir des reportages qui relaient une vision moins officielle de la réalité du monde. L’émission portait sur la Syrie et cherchait à répondre à la question : comment est-on arrivé à ce chaos total ?
 
Ce que j’ai apprécié dans le reportage, c’est qu’il permet d’exposer comment la population de ces pays est l’otage du jeu des grandes puissances impérialistes et des puissances locales. 

Pour déstabiliser le régime de Bachar el Assad, les impérialismes français et britanniques n’ont pas hésité en 2011 à livrer des armes à des groupes catalogués comme « démocratiques ». En réalité cette volonté de déstabilisation au service des marchands de canon a abouti à une guerre de clans généralisée qui a fait émerger d’innombrables factions armées se prélevant sur la population. Car la Syrie est un passage stratégique pour les passages de gazoducs vers la méditerranée, et un pays où l’on a trouvé du pétrole notamment sur le plateau du Golan. Ce pays est devenu un enjeu géopolitique pour les puissances régionales voisines, de la Turquie, au Qatar, en passant par l’Arabie Saoudite qui ont alimenté également en groupes et en armes des bandes armées djihadistes cherchant à renverser le pouvoir d’Assad. Sans oublier l’Iran qui soutient le régime d’Assad. Et de guerre régionale, le conflit syrien est devenu en l’espace de quelques mois, un conflit international avec l’intervention de la Russie, des Etats-Unis et de pays européens.

A la question de la journaliste interrogeant les réfugiés pour savoir s’ils fuyaient le régime d’Assad ou les groupes djihadistes, les syriens répondent tous qu’ils fuient la guerre et le chaos général de la situation dans laquelle les grandes puissances et les puissances locales ont mis la population.

La situation effroyable dans laquelle est plongée cette population syrienne, dont la moitié a dû quitter son logement, illustre le degré avancé du pourrissement du système capitaliste.  Ceux parmi la population qui ont pu fuir le pays doivent affronter les barbelés de l’Union Européenne et le cynisme de ses dirigeants. Les autres, parmi les couches plus pauvres, sont pris au piège de cette guerre interminable.  Prisonniers d’un monde où les zones stratégiques de l’énergie sont la proie de l’impérialisme.  Prisonniers d’un système dans lequel les richesses du sous-sol sont disputées à coups de guerre et de mise en place de dictatures féroces.  Il est temps que renaisse un mouvement ouvrier international. C’est une question vitale pour l’humanité.

"Homeland" Un film à voir

            Sur le même sujet,  un film documentaire sort en ce moment dans les salles. Il s’agit de « Homeland » de Farhas Abbel (deux fois trois heures).  Cet irakien retrace en deux temps la vie de plusieurs familles irakiennes.  Une première partie expose la vie avant l’intervention des Américains en 2003 pendant la dictature de Saddam Hussein et une deuxième montre le chaos généralisé qui a suivi l’intervention américaine et auquel fait face la population. L’un des généraux américains avait déclaré que les Etats-Unis renverraient l’Irak « à l’âge de pierre ». 

Le chaos actuel en Irak – qui dure depuis près de 25 ans- montre quelle est la capacité de destruction de l’impérialisme américain et de sa bourgeoisie pour défendre leurs intérêts et jusqu’où ils sont capables d’aller pour voler les richesses pétrolières d’un pays, quitte à détruire tout un pays, écraser un peuple sous les bombes et lui imposer la loi des bandes armées.

jeudi 18 février 2016

De retour à Corbeil pour un discours : Valls un homme politique de la bourgeoisie en Campagne


Lundi dernier,  Valls était à Corbeil Essonnes et j’ai reçu une invitation à l’écouter à la Papeterie. 

Cela m’a rappelé qu’il y a quinze jours,  il avait tenu à participer aux vœux de Jean Pierre  Bechter aux côtés de Serge Dassault. La fine équipe était encadrée des représentants du gratin local de politiciens en vue. 

Qui se ressemble s’assemble !

On se souvient qu’il y a quatre ans,  le premier ministre  était maire d’Evry. Il  pourfendait le système mafieux instauré par Serge Dassault et relayé par son homme de paille et politicien professionnel Bechter. En dénonçant la situation de Corbeil-Essonnes, Valls  cherchait à pousser son laborieux poulain Da Silva à la conquête de la ville.  Les pratiques de Dassault étaient si caricaturales qu’à bon frais, il cherchait à apparaître auprès du milieu populaire comme le chevalier justicier.  Que de chemin depuis. A l’époque, d’aucuns le voyait ministre d’ouverture de Sarkozy.

Depuis, Valls est au pouvoir et  l’affaire des achats de voix à Corbeil-Essonnes  a rejoint la longue liste des affaires qui se perdent dans les méandres de la justice bourgeoise.   Valls est  à la tête d’un gouvernement qui met les syndicalistes  et les travailleurs en prison,  et son parquet sait être expéditif envers les travailleurs qui cherchent à défendre leur emploi. 

L’équipe Hollande Valls  dans son ensemble est une machine de guerre pour défendre les intérêts de la bourgeoisie contre les travailleurs. Dans la crise du capitalisme dont elle est seule responsable, la bourgeoisie se bat pour gonfler encore plus ses profits. Dassault n a jamais autant vendu de Rafale que depuis que les gouvernements socialistes ont été mis en place et les coups de menton va-t-en guerre de Valls résonnent auprès des industriels de guerre français comme autant de profits sonnants et trébuchants.   

Alors je ne me retrouve pas dans les postures qui, déjà,  à "gauche", se mettent en place pour préparer les prochaines élections avant d’appeler à  « battre la droite ». Valls enveloppe son discours d'un verbiage « républicain », teinté de « social»,  il ratissage large, très "Troisième République", il n'en défend pas moins les intérêts de la bourgeoisie.

Car ceux qui voudraient nous faire croire qu’il y aurait une « vraie » « gauche de gouvernement », ou une autre, tout aussi « vraie »  « à gauche de la gauche », portent à confusion. Au XIXe siècle, on parlait de partis ouvriers ou de partis bourgeois, les choses étaient claires. Et les politiciens comme Valls qui se présentent comme ayant des solutions dans le cadre du système nous mentent. Ce qu’il faut ce n’est pas de courir après une énième « vraie gauche » qui n’a jamais existé mais de défendre becs et ongles nos intérêts matériels et politiques en tant que travailleurs, défendre nos intérêts de classe. 

Alors oui, il y a bien, des hommes qui défendent la bourgeoisie, et Valls fait partie de ceux-là. Et il y a ceux qui font partie du camp des travailleurs, de la classe ouvrière, et qui défendent la perspective d’une société communiste, et nous sommes de ceux-là.  

vendredi 29 janvier 2016

Les travailleurs doivent se faire entendre

Éditorial des bulletins d’entreprise du 25 janvier 2016

27 Janvier 2016 
 
La course pour la présidentielle est lancée. Après Fillon, Juppé et Copé, Sarkozy sort un livre-confessions. Faute de sondages flatteurs, il mise sur un succès de librairie pour rester dans la course de la primaire de droite.

À gauche, c’est sur une démagogie sécuritaire écœurante, sur la révision de la Constitution et la prolongation de l’état d’urgence que Hollande parie pour faire monter sa cote de popularité.

Nul besoin de dire que les intérêts des travailleurs sont absents de ce cirque politicien.

La semaine dernière, nous avons encore eu droit aux provocations de Macron assurant que « la vie d’un entrepreneur est souvent plus dure que celle d’un salarié… parce qu’eux, ils peuvent tout perdre ». Comme si les travailleurs étaient protégés, assurés d’avoir un emploi, de toucher un salaire, d’avoir un logement !
Et cela ne devait pas suffire, puisqu’il en a rajouté, à Davos, devant un parterre de grands capitalistes, en affirmant qu’il fallait mettre fin à la majoration des heures supplémentaires de façon à enterrer les 35 heures.
Valls et Hollande n’en disent pas tant, mais ils agissent. Et tout est sur la table : les 25 % de majoration des heures supplémentaires qui pourraient disparaître du Code du travail ; la baisse des indemnités prud’homales auxquelles ont droit les salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse ; et même la baisse des indemnités de chômage !

La crise a jeté dans la précarité des millions de femmes et d’hommes ? Eh bien, le gouvernement envisage de couper dans leurs allocations chômage quand des milliards sont versés à fonds perdus au patronat.

Et comme on l’a vu avec Air France, le gouvernement voudrait, en plus, que les travailleurs se taisent. C’est aussi le sens de la condamnation à neuf mois de prison ferme des anciens ouvriers de Goodyear, coupables d’avoir lutté contre la fermeture de leur usine à Amiens.

mercredi 9 décembre 2015

Les résultats de Lutte ouvrière aux élections régionales

Communiqué

07/12/2015 
Nous présentons ci-joint les résultats de Lutte ouvrière par région et par département. Rappelons que Lutte ouvrière se présentait dans toutes les régions métropolitaines à l’exception de la Corse, ainsi qu’à l’île de La Réunion.
Lutte ouvrière totalise donc 320 054 voix (1,5 %) dans les 13 régions où nous nous présentions. C’est en progrès par rapport aux élections régionales de mars 2010 (206 229 voix, soit 1,09 %) et aux élections européennes de mai 2014 (213 633 voix, soit 1,14 %), dont nous présentons ci-dessous les résultats, pour comparaison. Nos camarades de Combat ouvrier obtiennent 1992 voix (1,42%) en Guadeloupe et 2460 voix (2,04 %) à la Martinique.

Ces résultats sont certes modestes. Mais, dans un contexte de poussée à droite, ils ne sont pas sans importance. Ceux qui ont voté pour les listes de Lutte ouvrière ont clairement voulu faire entendre le camp des travailleurs. Ils se sont opposés à la politique pro-patronale du gouvernement PS, tout en rejetant la droite et l’extrême droite. Ils se sont prononcés pour que la classe ouvrière se dote d’un parti qui représente réellement ses intérêts. Ces voix compteront pour l’avenir.

Après le premier tour des élections régionales du 6 décembre 2015

Communiqué
06/12/2015
Les résultats de ce premier tour des élections régionales reflètent l’évolution réactionnaire de la société en même temps que la désorientation de l’électorat populaire et la perte de repères de la classe ouvrière.
L’expression la plus frappante de cette évolution est la progression en voix du Front national dans la quasi-totalité des régions, ce qui a permis au parti d’extrême droite d’arriver en tête dans six d’entre elles.
L’expression électorale du recul ne se limite cependant pas à cela. La campagne électorale de la droite a été entièrement dominée par sa compétition avec l’extrême droite sur le terrain de cette dernière.
Quant au Parti socialiste, non seulement il a repris à son compte le langage sécuritaire du FN, mais étant au pouvoir, il en a réalisé l’application en instaurant l’état d’urgence, d’une efficacité limitée pour combattre l’horreur terroriste mais qui étouffe la contestation de la politique gouvernementale sur sa gauche et pèse sur les mouvements sociaux.
Le FN encaisse les dividendes électoraux de la banqueroute du PS au pouvoir. Il est significatif qu’il réalise un de ses meilleurs scores dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, région à forte tradition ouvrière. Une partie de l’électorat traditionnel du PS et du PC, écœurée par la politique du gouvernement, ses reniements et sa servilité vis-à-vis du grand patronat, s’est abstenue. D’autres électeurs se sont ajoutés à l’électorat traditionnel de l’extrême droite, faisant du FN le parti le plus influent de la région. C’est une partie de son propre électorat que la gauche réformiste a poussée dans les bras du FN.
C’est l’aboutissement de décennies d’évolution politique où les partis qui prétendaient représenter le monde du travail ont renié, au fil du temps, toutes les valeurs du mouvement ouvrier et foulé au pied les intérêts des travailleurs dès qu’ils étaient au gouvernement.
Ces partis ne s’en relèveront peut-être pas, mais la classe ouvrière, elle, se relèvera.
Le FN est un parti aussi dévoué aux intérêts de la grande bourgeoisie, qui domine la société capitaliste, que les partis de droite et le PS, mais avec un langage plus réactionnaire encore et, si les circonstances s’y prêtent, avec des méthodes plus ouvertement anti-ouvrières.
La classe ouvrière n’a cependant rien perdu de la force que lui donnent son nombre et sa place incontournable dans l’économie. La tâche la plus importante de notre époque pour ceux qui se revendiquent du camp des travailleurs, pour les militants ouvriers, est d’œuvrer pour que la classe ouvrière retrouve confiance en sa force et pour qu’elle retrouve la conscience du rôle qu’elle est la seule à pouvoir jouer contre toutes les formes de barbarie en combattant leur fondement commun : l’exploitation.
Les travailleurs n’ont jamais eu à espérer un changement de leur sort par les élections. Ils n’ont pas non plus à s’en désespérer. Le rapport de force entre la bourgeoisie exploiteuse et les masses exploitées ne se détermine pas dans les urnes, mais dans les affrontements de classe. Nous faisons pleinement confiance à la classe ouvrière et à sa capacité à retrouver la conscience de ses intérêts politiques et de sa force.
Dans les régions où le FN risque de conquérir l’exécutif régional, ce sont les coalitions de droite qui viennent en deuxième position.
Tout en rejetant le Front national, il n’est pas question pour Lutte ouvrière de défendre auprès de son électorat l’idée que des hommes de droite, avec des idées aussi crasseuses, puissent servir de rempart contre le parti d’extrême droite. Quant à voter pour une liste socialiste, cela ne servirait à rien et ce serait remercier le PS d’avoir fabriqué le succès de l’extrême droite.
Gauche gouvernementale, droite ou extrême droite, elles sont toutes prêtes à s’en prendre aux immigrés, aux associations, aux libertés publiques. Celles qui ont une parcelle de pouvoir le font déjà. Ce n’est pas aux travailleurs conscients de choisir laquelle des cliques bourgeoises prendra les mesures contre les classes populaires.
Il ne reste aux électeurs du monde ouvrier qui refusent au deuxième tour de choisir entre la peste et le choléra, non par désintérêt pour la politique mais par conscience, qu’à glisser dans l’urne un bulletin affirmant son appartenance au « camp des travailleurs ».
Les élections régionales passées, les travailleurs auront à se défendre contre le grand patronat et l’État par le seul moyen efficace : la lutte collective.
Quant à Lutte ouvrière, elle continuera à œuvrer pour que le camp des travailleurs se donne un parti qui représente réellement ses intérêts matériels et politiques.
Même s’ils ne constituent qu’une petite fraction de l’électorat populaire, ceux qui ont voté pour les listes Lutte ouvrière peuvent être fiers de représenter l’avenir, la renaissance du mouvement ouvrier capable de combattre la société d’exploitation et d’y mettre fin.