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jeudi 6 mars 2014

Un pacte contre les travailleurs


Les patrons le rabâchent depuis des semaines : ils veulent la baisse des cotisations promise par Hollande avec le « pacte de responsabilité » mais ne s’engagent sur aucune contrepartie. C’est ce qu’ont répété en chœur le Medef et les représentants des petits patrons devant les syndicats de salariés : « donnez d’abord l’argent et on discutera après d’éventuelles embauches ». On sait, d’expérience que dans le vocabulaire patronal « après » cela veut dire à la Saint glin-glin.
Le patronat est dans son rôle et sur son terrain. Mais les directions syndicales qui participent à ces « négociations » bidons et s’apprêtent, pour certaines, à mettre leur signature au bas de ce pacte anti ouvrier, trahissent les intérêts des travailleurs. Quand le patronat mène la guerre contre les travailleurs, il faut rendre les coups, pas cautionner l’idée qu’il y a un dialogue possible.

lundi 3 mars 2014

Grève contre les conditions de travail lamentable et les bas salaires dans le commerce hard discount.


J'ai lu dans la presse que le 27 février dernier, les salariés de LIDL venus de toute l’Aquitaine ont manifesté à Cadaujac, près de Bordeaux, devant la plateforme régionale du groupe  hard-discount pour protester contre les conditions travail déplorables qu’ils subissent au quotidien. Ils dénonçaient la pressions des chefs, l’augmentation des tâches à cause de la productivité, la polyvalence à outrance, les bas salaires. LIDL détient le triste record de France de licenciement « pour inaptitude »–environ 400 en 2013- , un taux vingt-quatre fois supérieur à ce qui existe dans des entreprises équivalentes. C’est dire ! 

Lors des ventes sur le marché et du porte à porte, ces derniers mois, j'ai souvent rencontré des salariés de ces enseignes hard discount qui dénonçaient cette exploitation vécue au quotidien. C'est un fait que tous les magasins de la chaîne  Lidl, en Aquitaine, dans l’Essonne, ou ailleurs dans le pays, adoptent les mêmes méthodes. Les autres chaînes hard-discount  DIA, ALDI, ED, ne sont pas en reste.

Dans ces enseignes, ce ne sont pas seulement les prix qui sont hard discount mais aussi les conditions de travail et les salaires. Chacun d'entre nous à pu le constater en faisant ses courses ou en discutant avec les employé(e)s.

Les salarié(e)s de ses enseignes sont obligés de courir toute la journée pour décharger les camions, stocker les marchandises, remplir les rayons, ranger les cartons, se précipiter pour faire la caisse quand la queue des clients est trop longue et qu’ils comment à s’impatienter. 

A la fin de la journée, un(e) salarié(e) a manipulé plusieurs centaines de kilos et souvent dans le froid. Pas un instant pour souffler un peu, d’autant que le personnel est en sous-effectif, avec en primes les coups de gueules des petits et grands chefs et tout cela pour juste un salaire qui permet à peine de survivre. 

Et au bout de plusieurs années de travail apparaissent les troubles musculo-squelettiques, l’arthrose, le mal de dos et les parons vous licencient, ensuite, pour « inaptitude ».

Les salariés de Lidl ont raison de protester et de faire grève contre leurs mauvaises conditions de travail et les bas salaires. Ils ont raison de revendiquer de l'embauche et des salaires décents pour vivre. 

Ils montrent la voie à suivre.  

mercredi 26 février 2014

Chômage hausse : la nécessité de répartir le travail entre tous

Pendant que le gouvernement nous paie avec des mots en promettant une diminution du chômage pour… fin 2014 (après avoir promis la même chose pour fin 2013), des millions de travailleurs sont condamnés à l’inactivité, à des revenus amputés, à l’exclusion sociale. Pourtant cette situation n’est pas une fatalité. Car dans le même temps, les entreprises ont largement renoué avec leurs profits d’avant la crise de 2008.  

Prendre sur ces profits pour que tous les salariés aient un revenu qui permette de faire vivre convenablement leurs familles, en répartissant le travail entre tous les bras valides, voilà ce que la colère des travailleurs devra imposer.