jeudi 18 septembre 2014

L'horreur de la guerre de 1914-1918

A l'heure où tout le monde commémore "la Grande guerre" en passant sous silence la réalité, ces quelques dessins d'Otto Dix, peintre allemand pacifiste, illustrent la boucherie que fut la première guerre impérialiste de l'histoire.
Collapsed trenches [Zerfallender Kampfgraben]
Wounded soldier - Autumn 1916, Bapaume [Verwundeter - Herbst 1916, Bapaume]Near Langemark - February 1918 [Bei Langemark - Februar 1918]Corpse in barbed wire - Flanders [Leiche im Drahtverhau - Flandern]Totentanz anno 17 (Hohe Toter Mann) [Dance of death 1917 - (Dead Man
 

Cercle Léon Trotsky : 1914-1918 : la classe ouvrière livrée à ses bourreaux par la trahison des directions du mouvement ouvrier

 
Un tableau d'Otto Dix qui dénonce les horreurs de la première guerre mondiale, les 10 millions de morts inutiles mais aussi les traumatismes, à savoir les centaines de milliers de mutilés, d'infirmes, de gazés. Otto Dix est un peintre allemand pacifiste
vendredi 19 septembre 2014
 20h30 Théâtre de la Mutualité

24, rue Saint-Victor Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité - ligne 10 
 
Participation aux frais : 3 euros

lundi 15 septembre 2014

Non aux sanctions contre les salariés de la Snecma

La direction de la Snecma veut sanctionner sept salariés de l'équipe de nuit, les convoquant pour un entretien disciplinaire pour avoir soi-disant casser la croûte sur leur lieu de travail. La direction entend resserrer les boulons et mettre au pas les salariés de l'usine car pour elle, seul compte la production. 

Il n'est pas question d'accepter ses accès d'autoritarisme. 

La CGT appelle d'ailleurs à un débrayage mardi 16 septembre pour protester contre ces menaces inadmissibles.

Les salariés de l'hôpital sud-francilien en grève

Jeudi 7 septembre, c'est une centaine de voitures de personnels hospitaliers qui se sont rendus, en cortège, empruntant la N 7, à l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Evry. L'ARS étant leur grand patron. Le personnel s’est mis en grève pour protester contre la mise en place prochaine d’un allongement de leur temps de travail lié à la suppression d’une demi-heure de repas. 
A la recherche d'économies à faire (on se souvient que l'hôpital a été un véritable gouffre financier lors de sa création), la direction entend par cette mesure supprimer 34 postes de travail. Ce qui consiste à faire travailler plus ce qui sont en poste au lieu d'embaucher. 
C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Déjà sous pression suite à la perte de 3 RTT, et de nombreuses suppressions de postes mettant en danger la qualité des soins, et même la sécurité des patient, le personnel s'est mis en grève.
Les grévistes ont gagné dans l’immédiat le report de cette mesure prévue au départ pour le 1er octobre ! Au total, c’est 150 suppressions de postes que vise la direction.
Les salariés de l'hôpital ont raison de lutter contre les mauvais coups de leur direction
 

En avril 2013, les employés de l'hôpital étaient 
déjà en grève contre les compressions budgétaires 
et les suppressions de postes.

dimanche 14 septembre 2014

Interdiction des licenciements !


Une des premières sociétés au monde de l’assurance, le groupe AIG, affichait il y a quelques mois un bénéfice de plus de 9 milliards de dollars pour l’année 2013. Aujourd’hui, sa succursale française annonce qu’elle va licencier plus d’une centaine de salariés afin de « réaliser des réductions de coûts ».
Leur métier, c’est l’assurance... de faire des profits.

mercredi 3 septembre 2014

Brèves d'actualité

 Valls à La Rochelle : les discours pour les socialistes et les sous pour le Medef

Valls a terminé son passage à l’Université d’été du PS par un long discours destiné, paraît-il, à « retourner » des socialistes « troublés » par la politique du gouvernement. Il leur a donc fait une déclaration d’amour après en avoir fait une aux patrons, quelques jours plus tôt, à l’Université d’été du Medef.

Mais, avec les patrons, Valls ne se contente pas de déclarations et d’œillades. Il répond à leurs demandes par des actes, du concret, sonnant et trébuchant.

 Des bénéfices pour enrichir les riches
Les sociétés du CAC 40 ont fait, ensemble, 31,4 milliards de profits, au premier semestre. Et ce qui est vrai pour le CAC 40, en France est vrai pour les sociétés comparables à l’échelle de l’Europe.

Que deviennent tous ces milliards ? Ils enrichissent les actionnaires, mais en dehors de ça ? On constate partout, en France comme en Europe une baisse des investissements.

Procurez des milliards aux capitalistes, ils n‘en font rien d’utile pour la société.

La seule cohérence de Valls, c’est la défense des intérêts patronaux

Son premier gouvernement n’aura pas duré six mois avant que Valls n’en présente un nouveau. Débarrassé de ceux qui faisaient mine de le contester, muni d’un banquier millionnaire au poste de ministre de l’Économie, ce gouvernement vise à afficher encore un peu plus de cohérence… dans la défense des intérêts du patronat. Valls et Hollande déclarent que quoi qu’il arrive ils poursuivront leur politique et qu’ils iront même « plus vite et plus loin ». 
Mais pour faire quoi ? 
Et pour réussir quoi ? 
La crise dont Hollande, Valls et les ministres successifs nous annonçaient la fin est toujours là. La courbe du chômage dont ils nous annonçaient « l’inversion » va toujours dans le même sens. 
Cela ne les empêche pas de dire que leur priorité absolue serait la lutte contre le chômage et pour la création d’emplois. 
C’est une très mauvaise plaisanterie. Valls, applaudi à l'université d'été du Medef, continue sa politique en faveur des patrons.

vendredi 15 août 2014

Quand la direction de la Snecma veut censurer la CGT à Gennevilliers

Un article à lire dans Lutte Ouvrière n°2402 du 15 août 2014
Dans les entreprises


Snecma, Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : la direction veut censurer la CGT
Le 31 juillet dernier, le secrétaire de la CGT de l'usine Snecma de Gennevilliers recevait de la direction une lettre recommandée où il était reproché au syndicat d'avoir appelé à manifester le mercredi 23 juillet en solidarité avec le peuple palestinien. Cet appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens réclamait entre autres « l'arrêt immédiat des bombardements sur Gaza, l'arrêt de l'agression israélienne en Cisjordanie et Jérusalem, la levée du blocus, illégal et criminel sur Gaza ». L'appel avait d'ailleurs été relayé par la confédération CGT.

Dans son courrier, la direction se permettait de donner une leçon de droit syndical en décrétant que « l'objet social (d'un syndicat) est la défense des droits et intérêts des salariés », « qu'une organisation syndicale n'a pas vocation à exprimer des revendications de nature politique, et encore moins lorsque celles-ci ont trait à des questions de politique internationale ». Pour le couplet moralisateur, elle estimait tout bonnement « inacceptable, voire irresponsable, que l'organisation syndicale (...) se soit rendue coupable de prosélytisme à caractère politique dans l'enceinte même de cet établissement ». Et, pour ponctuer son réquisitoire, la direction, menaçante, s'engageait à prendre « les mesures qui s'imposent » si la CGT récidivait.

Que la direction ose menacer de sanctions un syndicat qui appelait à manifester sa solidarité avec un peuple meurtri, cela montre bien de quel côté elle se trouve : du côté des oppresseurs.
Quant au verbiage sur les domaines d'intervention d'un syndicat, ce n'est pas à la direction de dicter sa loi. Quand les syndicats se battent contre le blocage des salaires, se battent pour empêcher les licenciements où préserver les acquis sociaux, ils combattent aussi les gouvernements qui mettent en place ces politiques. Devront-ils demain s'empêcher de dénoncer la politique antiouvrière de Hollande/Valls sous prétexte qu'on basculerait alors dans le domaine politique ?

Pour ce qui est de la solidarité internationale, la direction semble découvrir qu'elle puisse exister. Elle est pourtant inscrite dans l'article 15 des statuts de la CGT, où il est écrit que le syndicat exerce son activité « en développant la solidarité internationale et la défense des intérêts communs à tous les salariés du monde ». Cette solidarité, la CGT l'a exprimée dans le passé pour dénoncer l'apartheid ou plus récemment pour exprimer son soutien aux travailleurs tunisiens ou égyptiens lors du Printemps arabe.

Face à ce qu'elle considère comme une provocation, la CGT n'a pas l'intention de laisser fouler aux pieds la liberté d'expression.

Correspondant LO

lundi 11 août 2014

Leur égalité et la nôtre

Éditorial des bulletins d'entreprise
 
À peine Manuel Valls avait-il déclaré à destination du patronat, sa volonté de mettre en place « le pacte de responsabilité, tout le pacte de solidarité, et même au-delà », que le Conseil constitutionnel annonçait qu’il annulait l’article premier de ce pacte, considérant qu’il était contraire à la Constitution. Le prétexte invoqué valait son pesant de cacahuètes. Le texte proposé par le gouvernement n’aurait pas respecté le principe d’égalité, du fait qu’une partie des salariés seraient un peu moins taxés que d’autres ! En réalité cette mesure avait été décidée in extremis par le gouvernement pour tenter de corriger, très à la marge, le fait que ce pacte de solidarité favorisait tellement les patrons que c’en était trop choquant.

Ce Conseil constitutionnel, organisme non élu, composé dans sa majorité de personnalités de droite parmi lesquels d’anciens présidents de la République comme Chirac, Sarkozy, et de quelques notables moins connus, a donc choisi, cette fois, une posture de gardien de l’égalité. Pas gênés ! Comme si l’égalité était de règle dans ce pays, pas plus que dans d’autres d’ailleurs.

Mais quelle égalité y a-t-il entre un grand patron et ses salariés ? Pas seulement sur le plan matériel mais en droit. Un patron peut décider de les licencier, en partie ou totalement, pour transférer ses capitaux dans d’autres régions, dans d’autres pays, voire les utiliser pour spéculer. Les salariés n’ont d’autre choix que de chercher un autre emploi, et de s’inscrire à Pôle emploi, rejoignant les millions de ceux qui y sont déjà. Cela est parfaitement légal, tout à fait constitutionnel.

vendredi 8 août 2014

Solidarité avec le peuple palestinien

Gaza : gouvernement israélien assassin, 
le visage de l'ordre impérialiste
 
Un article de Lutte Ouvrière n°2401 du 8 août 2014

 
Le 5 août, l'armée israélienne s'est finalement retirée de Gaza. Est-ce pour autant la fin du conflit, des bombardements, des meurtres de civils, des destructions... Rien n'est moins sûr. Les soldats israéliens se redéploient sur des positions dites défensives mais sont toujours prêts à intervenir, comme ils le font depuis toujours.

Commencées le 8 juillet, les opérations militaires israéliennes contre Gaza ont fait plus de 1 800 morts palestiniens, très majoritairement des civils. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) évalue à 377 le nombre d'enfants tués. Et ce bilan augmente au fur et à mesure que de nouveaux corps sont découverts sous les gravats.

Pendant près d'un mois, l'armée israélienne a utilisé son artillerie, ses drones, ses chars, son aviation pour détruire des milliers d'habitations, n'épargnant ni les hôpitaux, ni les écoles, comme celle de l'ONU atteinte dimanche 3 août alors qu'elle accueillait trois mille réfugiés ayant fui les zones de bombardement. L'unique centrale électrique de Gaza a été détruite, plongeant l'essentiel de l'enclave dans l'obscurité et rendant difficile le maintien des pompes à eau. La majeure partie de l'approvisionnement municipal en eau est désormais interrompue, ce qui accroît le risque d'épidémies. D'après l'organisation humanitaire OXFAM, six des neuf établissements hospitaliers les plus fréquentés de Gaza ont été touchés ou gravement endommagés, trois ont dû fermer.

Pour justifier ces massacres et ces destructions, le gouvernement israélien a mis et met toujours en avant la « défense de la sécurité » de sa population. C'est un mensonge d'autant plus odieux que les tirs de roquettes servant de prétexte à la guerre actuelle ont fait en tout et pour tout trois victimes parmi les Israéliens ; trois victimes de trop, certes, mais qui doivent être comparées aux constants assassinats perpétrés par les militaires et la police israélienne. En 2013, en période de paix donc, 44 Palestiniens avaient été tués et plus de 1 200 faits prisonniers.