A l'heure où tout le monde commémore "la Grande guerre" en passant sous silence la réalité, ces quelques dessins d'Otto Dix, peintre allemand pacifiste, illustrent la boucherie que fut la première guerre impérialiste de l'histoire.
jeudi 18 septembre 2014
Cercle Léon Trotsky : 1914-1918 : la classe ouvrière livrée à ses bourreaux par la trahison des directions du mouvement ouvrier
| Un tableau d'Otto Dix qui dénonce les horreurs de la première guerre mondiale, les 10 millions de morts inutiles mais aussi les traumatismes, à savoir les centaines de milliers de mutilés, d'infirmes, de gazés. Otto Dix est un peintre allemand pacifiste |
vendredi 19 septembre 2014
20h30 Théâtre de la Mutualité
24, rue Saint-Victor Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité - ligne 10
Participation aux frais : 3 euros
lundi 15 septembre 2014
Non aux sanctions contre les salariés de la Snecma
La direction de la Snecma veut sanctionner sept salariés de l'équipe de nuit, les convoquant pour un entretien disciplinaire pour avoir soi-disant casser la croûte sur leur lieu de travail. La direction entend resserrer les boulons et mettre au pas les salariés de l'usine car pour elle, seul compte la production.
Il n'est pas question d'accepter ses accès d'autoritarisme.
La CGT appelle d'ailleurs à un débrayage mardi 16 septembre pour protester contre ces menaces inadmissibles.
Libellés :
Dans les entreprises
Les salariés de l'hôpital sud-francilien en grève
Jeudi 7 septembre, c'est une centaine de voitures de
personnels hospitaliers qui se sont rendus, en cortège, empruntant la N 7, à l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Evry. L'ARS étant leur grand patron. Le personnel s’est mis en grève pour protester contre la mise en
place prochaine d’un allongement de leur temps de travail lié à la
suppression d’une demi-heure de repas.
A la recherche d'économies à faire (on se souvient que l'hôpital a été un véritable gouffre financier lors de sa création), la direction entend par cette mesure supprimer 34 postes de travail. Ce qui consiste à faire travailler plus ce qui sont en poste au lieu d'embaucher.
C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Déjà sous pression suite à la perte de 3 RTT, et de nombreuses suppressions
de postes mettant en danger la qualité des soins, et même la sécurité des
patient, le personnel s'est mis en grève.
Les grévistes ont gagné dans
l’immédiat le report de cette mesure prévue au départ pour le 1er
octobre ! Au total, c’est 150 suppressions de postes que vise la
direction.
Les salariés de l'hôpital ont raison de lutter contre les mauvais coups de leur direction
Les salariés de l'hôpital ont raison de lutter contre les mauvais coups de leur direction
En avril 2013, les employés de l'hôpital étaient
déjà en grève
contre les compressions budgétaires
et les suppressions de postes.
Libellés :
Actualité des entreprises,
Grève,
Grève dans l'Essonne
dimanche 14 septembre 2014
Interdiction des licenciements !
Une des premières
sociétés au monde de l’assurance, le groupe AIG, affichait il y a
quelques mois un bénéfice de plus de 9 milliards de dollars pour l’année
2013. Aujourd’hui, sa succursale française annonce qu’elle va licencier
plus d’une centaine de salariés afin de « réaliser des réductions de
coûts ».
Leur métier, c’est l’assurance... de faire des profits.
Leur métier, c’est l’assurance... de faire des profits.
Libellés :
Interdire les licenciements
mercredi 3 septembre 2014
Brèves d'actualité
Valls à La Rochelle : les discours pour les socialistes et les sous pour le Medef
Valls a terminé son
passage à l’Université d’été du PS par un long discours destiné,
paraît-il, à « retourner » des socialistes « troublés » par la
politique du gouvernement. Il leur a donc fait une déclaration d’amour
après en avoir fait une aux patrons, quelques jours plus tôt, à
l’Université d’été du Medef.
Mais, avec les patrons, Valls ne se contente pas de déclarations et d’œillades. Il répond à leurs demandes par des actes, du concret, sonnant et trébuchant.
Mais, avec les patrons, Valls ne se contente pas de déclarations et d’œillades. Il répond à leurs demandes par des actes, du concret, sonnant et trébuchant.
Des bénéfices pour enrichir les riches
Les sociétés du CAC
40 ont fait, ensemble, 31,4 milliards de profits, au premier semestre.
Et ce qui est vrai pour le CAC 40, en France est vrai pour les sociétés
comparables à l’échelle de l’Europe.
Que deviennent tous ces milliards ? Ils enrichissent les actionnaires, mais en dehors de ça ? On constate partout, en France comme en Europe une baisse des investissements.
Procurez des milliards aux capitalistes, ils n‘en font rien d’utile pour la société.
Que deviennent tous ces milliards ? Ils enrichissent les actionnaires, mais en dehors de ça ? On constate partout, en France comme en Europe une baisse des investissements.
Procurez des milliards aux capitalistes, ils n‘en font rien d’utile pour la société.
Libellés :
Actualité LO,
Actualité politique
La seule cohérence de Valls, c’est la défense des intérêts patronaux
Son premier gouvernement n’aura pas duré
six mois avant que Valls n’en présente un nouveau. Débarrassé de ceux
qui faisaient mine de le contester, muni d’un banquier millionnaire au
poste de ministre de l’Économie, ce gouvernement vise à afficher encore
un peu plus de cohérence… dans la défense des intérêts du patronat.
Valls et Hollande déclarent que quoi qu’il arrive ils poursuivront leur
politique et qu’ils iront même « plus vite et plus loin ».
Mais pour
faire quoi ?
Et pour réussir quoi ?
La crise dont Hollande, Valls et les ministres successifs nous
annonçaient la fin est toujours là. La courbe du chômage dont ils nous
annonçaient « l’inversion » va toujours dans le même sens.
Cela ne les
empêche pas de dire que leur priorité absolue serait la lutte contre le
chômage et pour la création d’emplois.
C’est une très mauvaise
plaisanterie. Valls, applaudi à l'université d'été du Medef, continue sa politique en faveur des patrons.
Libellés :
Editorial de Lutte Ouvrière
vendredi 15 août 2014
Quand la direction de la Snecma veut censurer la CGT à Gennevilliers
Un article à lire dans Lutte Ouvrière n°2402 du 15 août 2014
Dans les entreprises
Le 31 juillet dernier, le secrétaire de la CGT de l'usine Snecma de
Gennevilliers recevait de la direction une lettre recommandée où il
était reproché au syndicat d'avoir appelé à manifester le
mercredi 23 juillet en solidarité avec le peuple palestinien. Cet appel
du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens
et Israéliens réclamait entre autres « l'arrêt immédiat
des bombardements sur Gaza, l'arrêt de l'agression israélienne en
Cisjordanie et Jérusalem, la levée du blocus, illégal et criminel sur
Gaza ». L'appel avait d'ailleurs été relayé par la confédération
CGT.
Dans son courrier, la direction se permettait de donner une leçon de
droit syndical en décrétant que « l'objet social (d'un syndicat) est la
défense des droits et intérêts des salariés », « qu'une
organisation syndicale n'a pas vocation à exprimer des revendications de
nature politique, et encore moins lorsque celles-ci ont trait à des
questions de politique internationale ». Pour le couplet
moralisateur, elle estimait tout bonnement « inacceptable, voire
irresponsable, que l'organisation syndicale (...) se soit rendue
coupable de prosélytisme à caractère politique dans l'enceinte même de
cet établissement ». Et, pour ponctuer son réquisitoire, la direction,
menaçante, s'engageait à prendre « les mesures qui s'imposent » si la
CGT récidivait.
Que la direction ose menacer de sanctions un syndicat qui appelait à
manifester sa solidarité avec un peuple meurtri, cela montre bien de
quel côté elle se trouve : du côté des oppresseurs.
Quant au verbiage sur les domaines d'intervention d'un syndicat, ce
n'est pas à la direction de dicter sa loi. Quand les syndicats se
battent contre le blocage des salaires, se battent pour
empêcher les licenciements où préserver les acquis sociaux, ils
combattent aussi les gouvernements qui mettent en place ces politiques.
Devront-ils demain s'empêcher de dénoncer la politique
antiouvrière de Hollande/Valls sous prétexte qu'on basculerait alors
dans le domaine politique ?
Pour ce qui est de la solidarité internationale, la direction semble
découvrir qu'elle puisse exister. Elle est pourtant inscrite dans
l'article 15 des statuts de la CGT, où il est écrit que le
syndicat exerce son activité « en développant la solidarité
internationale et la défense des intérêts communs à tous les salariés du
monde ». Cette solidarité, la CGT l'a exprimée dans le passé pour
dénoncer l'apartheid ou plus récemment pour exprimer son soutien aux
travailleurs tunisiens ou égyptiens lors du Printemps arabe.
Face à ce qu'elle considère comme une provocation, la CGT n'a pas
l'intention de laisser fouler aux pieds la liberté d'expression.
Correspondant LO
lundi 11 août 2014
Leur égalité et la nôtre
Éditorial des bulletins d'entreprise
À peine Manuel
Valls avait-il déclaré à destination du patronat, sa volonté de mettre
en place « le pacte de responsabilité, tout le pacte de solidarité, et
même au-delà », que le Conseil constitutionnel annonçait qu’il annulait
l’article premier de ce pacte, considérant qu’il était contraire à la
Constitution. Le prétexte invoqué valait son pesant de cacahuètes. Le
texte proposé par le gouvernement n’aurait pas respecté le principe
d’égalité, du fait qu’une partie des salariés seraient un peu moins
taxés que d’autres ! En réalité cette mesure avait été décidée in
extremis par le gouvernement pour tenter de corriger, très à la marge,
le fait que ce pacte de solidarité favorisait tellement les patrons que
c’en était trop choquant.
Ce Conseil constitutionnel, organisme non élu, composé dans sa majorité de personnalités de droite parmi lesquels d’anciens présidents de la République comme Chirac, Sarkozy, et de quelques notables moins connus, a donc choisi, cette fois, une posture de gardien de l’égalité. Pas gênés ! Comme si l’égalité était de règle dans ce pays, pas plus que dans d’autres d’ailleurs.
Mais quelle égalité y a-t-il entre un grand patron et ses salariés ? Pas seulement sur le plan matériel mais en droit. Un patron peut décider de les licencier, en partie ou totalement, pour transférer ses capitaux dans d’autres régions, dans d’autres pays, voire les utiliser pour spéculer. Les salariés n’ont d’autre choix que de chercher un autre emploi, et de s’inscrire à Pôle emploi, rejoignant les millions de ceux qui y sont déjà. Cela est parfaitement légal, tout à fait constitutionnel.
Ce Conseil constitutionnel, organisme non élu, composé dans sa majorité de personnalités de droite parmi lesquels d’anciens présidents de la République comme Chirac, Sarkozy, et de quelques notables moins connus, a donc choisi, cette fois, une posture de gardien de l’égalité. Pas gênés ! Comme si l’égalité était de règle dans ce pays, pas plus que dans d’autres d’ailleurs.
Mais quelle égalité y a-t-il entre un grand patron et ses salariés ? Pas seulement sur le plan matériel mais en droit. Un patron peut décider de les licencier, en partie ou totalement, pour transférer ses capitaux dans d’autres régions, dans d’autres pays, voire les utiliser pour spéculer. Les salariés n’ont d’autre choix que de chercher un autre emploi, et de s’inscrire à Pôle emploi, rejoignant les millions de ceux qui y sont déjà. Cela est parfaitement légal, tout à fait constitutionnel.
Libellés :
Editorial de Lutte Ouvrière
vendredi 8 août 2014
Solidarité avec le peuple palestinien
Gaza : gouvernement israélien assassin,
le visage de l'ordre impérialiste
Un article de Lutte Ouvrière n°2401 du 8 août 2014
Le 5 août, l'armée israélienne s'est finalement retirée de
Gaza. Est-ce pour autant la fin du conflit, des bombardements, des
meurtres de civils, des destructions... Rien n'est moins sûr. Les
soldats israéliens se redéploient sur des positions dites défensives
mais sont toujours prêts à intervenir, comme ils le font depuis
toujours.
Commencées le 8 juillet, les opérations militaires israéliennes
contre Gaza ont fait plus de 1 800 morts palestiniens, très
majoritairement des civils. Le Bureau de coordination des affaires
humanitaires de l'ONU (OCHA) évalue à 377 le nombre d'enfants tués. Et
ce bilan augmente au fur et à mesure que de nouveaux corps sont
découverts sous les gravats.
Pendant près d'un mois, l'armée israélienne a utilisé son artillerie,
ses drones, ses chars, son aviation pour détruire des milliers
d'habitations, n'épargnant ni les hôpitaux, ni les écoles, comme
celle de l'ONU atteinte dimanche 3 août alors qu'elle accueillait trois
mille réfugiés ayant fui les zones de bombardement. L'unique centrale
électrique de Gaza a été détruite, plongeant l'essentiel
de l'enclave dans l'obscurité et rendant difficile le maintien des
pompes à eau. La majeure partie de l'approvisionnement municipal en eau
est désormais interrompue, ce qui accroît le risque
d'épidémies. D'après l'organisation humanitaire OXFAM, six des neuf
établissements hospitaliers les plus fréquentés de Gaza ont été touchés
ou gravement endommagés, trois ont dû fermer.
Pour justifier ces massacres et ces destructions, le gouvernement
israélien a mis et met toujours en avant la « défense de la sécurité »
de sa population. C'est un mensonge d'autant plus odieux que
les tirs de roquettes servant de prétexte à la guerre actuelle ont fait
en tout et pour tout trois victimes parmi les Israéliens ; trois
victimes de trop, certes, mais qui doivent être comparées aux
constants assassinats perpétrés par les militaires et la police
israélienne. En 2013, en période de paix donc, 44 Palestiniens avaient
été tués et plus de 1 200 faits prisonniers.
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