jeudi 2 août 2012

Quand le ministre du budget s’inquiète pour les patrons...

Alors que le gouvernement prépare une taxe de 75 % sur les plus hauts revenus, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a déclaré que, d’après lui, il faudrait en exclure « ceux qui prennent des risques », à savoir les artistes, les écrivains et... les chefs d’entreprise ! Quand on voit comment l’État vient au secours des patrons, comme ceux de l’automobile récemment, on ne voit pas quels sont les risques qu’ils prennent...

Avec un tel ministre, les patrons n’ont pas à s’inquiéter pour leurs profits.

mardi 17 juillet 2012

La Snecma condamnée pour discrimination salariale

La Cour de cassation vient de condamner la Snecma de Corbeil pour discrimination salariale à l’égard de Sylvie Men, une technicienne, déléguée CGT, ma collègue de travail. Je suis de tout coeur avec elle et toutes les autres qui continuent à se battre. La Snecma doit payer à Sylvie, 41 000 euros de dommages et intérêts pour réparer trente ans de discrimination et l’augmenter de 208 euros par mois. Ce n'est que justice. Deux autres collègues, Elisabeth et Christiane, sont en attente d’une décision de la Cour de cassation en septembre. 

La direction de la Snecma, qui ne cesse de vanter son « modèle social » dont la pierre angulaire serait « le respect des personnes » vient donc de se prendre les pieds dans le tapis ! Sa fameuse « égalité professionnelle » qu’elle nous sert à toutes les sauces a du plomb dans l’aile.

Depuis 2005, la « Commission égalité professionnelle » du Comité d’Entreprise, initiée par des militantes de la CGT, et des ouvrières non syndiquées, a combattu les discriminations salariales dans l’usine, partant du constat qu’en moyenne les femmes, à travail égal et à qualification égale, touchaient 15 % de moins que les hommes sur une carrière. Avec également l'appui des militants. Car il y a aussi des militants hommes qui dénoncent cette injustice dans l'usine.

A la demande d’une augmentation salariale, la direction avait répondu à l’époque, en 2005, par le mépris et des hausses de salaires dérisoires. Huit salariées avaient donc porté plainte devant les prud’hommes. Déboutées en 2009, seules trois décidaient de continuer faisant fi des pressions des chefs et de la direction. 

Ainsi pendant toutes ces années, la direction de la Snecma s’est acharnée contre ces salariées qui avaient eu l’audace de contester la politique salariale discriminatoire du groupe. Faisant flèche de tout bois, celle-ci s’est empressée de nier les faits, de maquiller la réalité, de multiplier les chantages et les pressions, allant jusqu’à récuser les juges des prud’hommes ou à faire dire, en substance, à l’une de ses avocates que les salariées de la Snecma n’avaient pas à se plaindre car mieux payées qu’une caissière de supermarché ! Mais cela n’a pas suffit. La Snecma a été de nouveau condamnée comme l’avait déjà été la direction du site de Gennevilliers, en 2010, pour les mêmes faits. La Snecma Gennevilliers avait alors dû payer 280 000 euros d’indemnités à plusieurs ouvrières discriminées.

Cette victoire nous réjouit tous. Mais elle ne fait pas oublier qu’il y a encore bien d’autres ouvrières et techniciennes qui sont discriminées et qui devraient être indemnisées et augmentées.

lundi 16 juillet 2012

PSA menace des milliers d’emplois. Refusons l’inacceptable !

Lundi 16 juillet 2012 - Éditorial des bulletins d'entreprise

François Hollande, relayé par son ministre de l’Économie et des Finances, a déclaré que le plan social de la direction de PSA était inacceptable « en l’état » et qu’il faudrait le renégocier. Sauf que ce plan n’a jamais été négocié. Sauf aussi que le gouvernement annonce d’emblée, sans oser le dire ouvertement, qu’il acceptera ce plan moyennant une réduction – mais de combien ? – du nombre d’emplois supprimés.

Il considère donc acceptable d’entrer dans le jeu de dupes que PSA propose en ces termes : « Dans un premier temps, je supprime 8 000 emplois – sans compter les milliers d’emplois induits – puis je consens à réduire ce chiffre ». Ainsi ces messieurs du gouvernement, les économistes et, peut-être, certains dirigeants syndicalistes se montreront satisfaits et crieront « victoire », se félicitant d’avoir ainsi « évité le pire ». C’est un tour de passe-passe classique.

Mais le pire, comme ils disent, il est bien là pour les travailleurs. Tout d’abord pour ceux qui, dans ce marchandage, resteront sur le carreau, sans espoir de retrouver un travail et un salaire comparable dans un avenir raisonnable. Il est là pour ceux qui conserveront leur emploi – pendant combien de temps ? – car PSA en profitera pour augmenter sa pression, imposer des conditions de travail encore plus dures, pour que ses profits ne diminuent pas et même pour les accroître. C’est en fait un chantage bien connu des travailleurs et qui, de plus, bénéficiera de la bénédiction gouvernementale.

L’ensemble du monde du travail est concerné. Et directement. Tout d’abord parce que, dans des entreprises comme Air-France, le volailler Doux, le grand laboratoire pharmaceutique Sanofi, les suppressions d’emplois ont déjà été annoncées. Et parce que des dizaines d’autres entreprises sont prêtes à s’engouffrer dans la brèche ouverte par la direction de PSA. Soutenir la lutte des travailleurs du trust Peugeot, ce n’est pas simplement faire un geste de solidarité morale, c’est aussi, et surtout, assurer la défense de l’emploi de chacun. Défendre leur emploi, c’est aussi défendre le nôtre.

Hollande et ses ministres ont fait semblant de s’indigner de l’attitude de PSA, le traitant même, bien tardivement il est vrai, de menteur. Mais s’il a cru les engagements d’un menteur, c’est donc qu’il s’est montré naïf. Mieux vaut dire qu’il se montre hypocrite.

Hypocrite, Hollande l’est tout autant quand il rappelle que PSA, groupe privé, a reçu quatre milliards d’euros d’argent public. Ces milliards ont permis à PSA de franchir une passe qu’il prétendait difficile et de maintenir les revenus de la famille Peugeot. La logique et la justice imposeraient, ce serait la moindre des choses, que l’État dont Hollande est le garant demande aux actionnaires, dont le principal est Peugeot, de prendre en charge la situation sans quémander de nouveaux subsides à l’État. Les actionnaires de PSA en auraient largement les moyens en prenant sur les richesses qu’ils ont accumulées depuis des années.

Le président de la République et ses ministres n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer le comportement de PSA – et du même coup celui de ses prédécesseurs, Sarkozy en tête, qui ont, c’est évident, leur part de responsabilité –, mais ils se taisent respectueusement devant ce que l’on a appelé « le mur de l’argent ». Comme les ministres socialistes l’ont fait à chaque fois qu’ils ont été aux affaires !

Moscovici a même été plus loin, qualifiant Varin, le PDG de PSA, «  d’interlocuteur solide », se réjouissant qu’il y ait dans le capital « un actionnariat qui soit français et familial », en la personne de la famille Peugeot, remarque d’autant plus choquante que la « famille française » Peugeot a pris soin d’abriter sa fortune en Suisse.

Les travailleurs, ceux de PSA mais aussi tous les autres, sont donc avertis ; le message du gouvernement, même dans ce langage codé que pratiquent les socialistes, est clair. Il ne faudra pas compter sur lui pour affronter les capitalistes.

Mais les travailleurs ont une arme bien plus fiable à leur disposition : la force collective du monde du travail, qui doit se préparer, qui doit s’organiser pour imposer à PSA de remiser l’ensemble de son plan et, du même coup, pour donner un coup d’arrêt à toutes les attaques patronales qui s’annoncent.

 

mardi 3 juillet 2012

Nous sommes tous des travailleurs de PSA Aulnay

Editorial des bulletins d'entreprise

Personne parmi les travailleurs de l’usine PSA d’Aulnay ne peut se faire d’illusions. Si la direction du trust a convoqué deux réunions exceptionnelles du comité central d’entreprise, les 12 et 25 juillet, c’est pour annoncer la fermeture prochaine de l’usine.
La richissime famille Peugeot comme la direction savent parfaitement que la suppression de 3 600 emplois dans cette usine, à laquelle il faut ajouter la disparition d’une dizaine de milliers d’autres chez les sous-traitants, aura des conséquences catastrophiques dans ce département de Seine-Saint-Denis, où le chômage est déjà élevé et où la pauvreté grandit, où les quartiers populaires se transforment en ghettos, où les jeunes sont sans espoir de trouver un emploi digne de ce nom.

« C’est la crise, les voitures se vendent plus mal », affirme la direction de PSA. Mais, comme l’ont montré des documents rendus publics il y a un an par la CGT, le projet de fermer l’usine d’Aulnay a été conçu il y a plus de trois ans. À une époque où les voitures se vendaient d’autant mieux que les constructeurs bénéficiaient de ce cadeau qu’était la « prime à la casse ». Grâce en plus à un cadeau de 3 milliards de l’État, les affaires de PSA allaient tellement bien que le groupe continuait à s’enrichir malgré la crise. Il avait tout de même commencé à se débarrasser en douce de travailleurs, aggravant les cadences pour ceux qui restaient.

Cela est d’autant plus révoltant que les propriétaires multimilliardaires du trust privent les travailleurs qui les ont enrichis de leur emploi et de leur salaire, les seules choses qui leur permettent de vivre. C’est du banditisme de grand chemin !

Depuis un an que son plan a été dévoilé, la direction n’a cessé de prétendre que le projet de fermeture « n’est pas d’actualité ». Voilà qu’il l’est devenu d’un seul coup, avec une annonce juste à la veille des départs en congés !

vendredi 29 juin 2012

Sans-papiers : de Guéant à Valls, la continuité

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, -ancien député-maire d'Evry- a annoncé que ses services ne régulariseront les sans-papiers qu’au cas par cas, et pas plus de 30 000 par an, c’est-à-dire exactement le même chiffre que sous le gouvernement précédent. Et les expulsions se poursuivent.
Sur ce terrain comme sur les autres, la seule différence entre la politique des Sarkozy, Hortefeux, Guéant et celle des Hollande, Ayrault ou Valls, c’est l’enrobage verbal.

Il faut continuer à exiger la régularisation de tous les sans-papiers, l’égalité des droits pour tous les travailleurs français ou immigrés ! Tout comme avant !

mardi 26 juin 2012

Les petits ruisseaux font les grandes rivières...

Et les factures d’eau des habitants de Corbeil font les grands bénéfices de la multinationale « Suez–environnement » !
Au Conseil municipal, la présentation du bilan annuel de l’activité de la SEE, l’entreprise privée qui produit et distribue l’eau de la ville, a été l’occasion encore une fois de dénoncer l’augmentation continuelle du prix de l’eau. En 2011, la part de la Société des Eaux de l’Essonne a augmenté de presque 5% sur nos factures. Quel salaire, quelle allocation a augmenté d’autant ?

Eh bien la seule raison de ces augmentations, c’est qu’à Corbeil, les tarifs de l’eau sont indexés, par contrat, sur le prix de l’électricité. Et comme Suez vend aussi de l’électricité... !

Depuis 2007, la SEE  s’est vue renouvelé pour une durée de douze ans un contrat de délégation signé par la mairie qui lui a servi sur un plateau l’eau de la ville. Pour cette entreprise, filiale de la Lyonnaise des Eaux, elle-même propriété du groupe financier SUEZ, les bénéfices coulent à flots quand nous ouvrons nos robinets…

mardi 19 juin 2012

Communiqué de Lutte Ouvrière du 17 juin à 21 h concernant le 2e tour des élections législatives


Hollande a donc la majorité parlementaire qu’il voulait. Le Parti socialiste a même, à lui seul, la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Entre la présidence de la République, le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat, il a donc la totalité des pouvoirs politiques dans le cadre des institutions.

Les travailleurs n’ont pourtant pas à se faire d’illusions.

La gauche ne se servira pas de ce pouvoir pour protéger les travailleurs, les salariés, les couches populaires, dans cette période de crise. Avec la fin de la campagne électorale, s’achève même le temps des quelques gestes symboliques qui ont précédé le deuxième tour des législatives.

Non seulement le futur gouvernement laissera les mains totalement libres au grand patronat pour licencier, pour fermer des entreprises considérées comme non rentables, pour abaisser les salaires, mais il prendra lui-même des mesures d’austérité qui, même décidées par la gauche, viseront les classes populaires tout autant que les mesures d’austérité de la droite.
Il ne peut pas en être autrement dans le cadre des institutions étatiques qui sont en place pour servir les intérêts de la bourgeoisie et avant tout de ses couches les plus riches.

Dans cette période de crise de l’économie capitaliste, plus que jamais les intérêts des exploiteurs capitalistes et ceux des salariés exploités sont totalement opposés. Préserver les profits, les revenus du capital, c’est aggraver les conditions d’existence des salariés.

Cette aggravation n’est cependant pas une fatalité. La classe ouvrière a les moyens de s’y opposer par ses luttes collectives. Ces luttes que l’avidité du grand patronat finira par déclencher ne pourront être pleinement efficaces que si les travailleurs prennent conscience que leurs intérêts s’opposent complètement à ceux de la grande bourgeoisie. Ils ont le droit de mettre en avant les objectifs indispensables pour préserver leur emploi et le pouvoir d’achat de leur salaire, leur seul moyen d’existence, quoi qu’en disent les hommes politiques qui servent l’ordre capitaliste.

Pour résorber le chômage, il faut imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire et l’interdiction des licenciements collectifs. Pour préserver le pouvoir d’achat, il faut l’indexation automatique des salaires et des retraites sur les prix, l’échelle mobile des salaires.

Les élections terminées, ces objectifs vitaux restent à imposer. Ils sont incontournables pour empêcher le grand patronat et les banquiers, avec la collaboration du gouvernement, de pousser vers la pauvreté une partie croissante de la classe sociale dont le travail fait tourner l’économie. À la bourgeoisie et à ses porte-parole politiques qui, de la droite à la gauche, invoquent le manque de moyens du fait de la crise ou le montant de la dette publique, il faut opposer l’exigence de rendre publics et contrôlables les comptes de toutes les entreprises, de toutes les banques. Seule la fin du secret des affaires pourrait dévoiler clairement que les licenciements, les sacrifices sur les salaires et les retraites, ne sont pas inévitables. Pas plus que ne sont inévitables les coupes claires dans les dépenses des services publics les plus indispensables aux classes populaires. Ils résultent du choix de privilégier les revenus du capital au détriment des travailleurs et de l’intérêt de la collectivité.

Lutte Ouvrière n’a pas besoin de députés pour continuer à agir dans les entreprises, dans les quartiers populaires, afin de propager ce programme de lutte et cette conscience de classe. Elle continuera à œuvrer pour la construction d’un parti représentant les intérêts matériels et politiques de la classe ouvrière, un parti qui ne cherche pas à s’intégrer dans les institutions politiques de la bourgeoisie mais qui les combatte, avec pour objectif le renversement du pouvoir de la bourgeoisie et son expropriation.
Pour Lutte Ouvrière, Nathalie ARTHAUD

 

lundi 11 juin 2012

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2012

Communiqué du dimanche 10 juin 2012

Lutte Ouvrière, qui a été présente dans 552 circonscriptions, remercie les électrices et les électeurs qui ont voté pour ses candidats. Bien que nos résultats soient modestes, ils témoignent de l’existence d’un courant présent partout dans le pays, porteur de la conviction que les travailleurs doivent se donner un programme de lutte pour imposer leur droit à un emploi et à un salaire correct face au grand patronat et au gouvernement.

Hollande aura probablement la majorité qu’il souhaite à l’Assemblée nationale. Les électeurs des classes populaires n’ont cependant aucune illusion à se faire : ce ne sera pas « le changement maintenant » promis par Hollande pendant la campagne de l’élection présidentielle.

La période électorale n’est même pas terminée que les licenciements ont repris et se multiplient. Jeter des travailleurs à la rue, les priver de ressources dans cette période de crise, est un crime social. Il est évident cependant que le gouvernement ne veut ni ne peut arrêter ce crime, faute de vouloir prendre des mesures contraignantes pour interdire les licenciements collectifs, faute aussi de vouloir s’en donner les moyens.

Une fois de plus, un gouvernement de gauche mettra ses pas dans ceux des gouvernements de droite. Non seulement il reculera devant le mur de l’argent, mais il mettra les moyens de l’État à la disposition de la classe capitaliste.

L’offensive du grand patronat, qui cherche à récupérer sur le dos des travailleurs ce que le marché ne peut lui donner, découle directement de la crise économique et de son aggravation. Elle se poursuivra et s’intensifiera jusqu’à ce que la bourgeoisie se heurte à une opposition déterminée venant des exploités.

Malgré la crise et les ravages du chômage, les travailleurs gardent leurs capacités d’intervention intactes. Bien que l’activité industrielle soit en diminution, bien qu’un nombre croissant d’usines soient fermées ou délocalisées, la vie économique continue. C’est toujours l’exploitation de ceux qui continuent à produire qui engendre le profit des entreprises et enrichit leurs propriétaires et actionnaires.

Lutte Ouvrière n’aura pas de députés. Nous continuerons cependant à dire la vérité aux travailleurs, même si elle n’est pas agréable à entendre. Il est toujours plus facile de faire miroiter de faux espoirs que d’affirmer que les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres luttes pour se défendre.

Les élections terminées, Lutte Ouvrière sera toujours du côté des exploités. Sa raison d’être est d’agir dans les entreprises et les quartiers populaires pour que les exploités se donnent un parti qui représente leurs intérêts politiques. Nous continuerons à affirmer que les travailleurs ont la force de se défendre contre l’exploitation car ce sont eux qui font tourner l’économie. Organisés et conscients, ils ont la capacité de faire bien plus : prendre la direction de la production et de la société. Ils le feraient infiniment mieux que les riches parasites, préoccupés de leur seul profit privé et qui mènent la société au désastre.
Pour Lutte Ouvrière
Nathalie Arthaud



dimanche 10 juin 2012

Résultats de la 1ère circonscription de l'Essonne

1er tour - 10/06/2012 - 1ère circonscription
Résultats de la circonscription


Nombre
% Inscrits
% Votants

Inscrits
70 325


Abstentions
35 687
50,75

Votants
34 638
49,25

Blancs ou nuls
567
0,81
1,64
Exprimés
34 071
48,45
98,36

Candidats
Voix
% exprimés

Mme Cristela DE OLIVEIRA (UMP)
6 651
19,52

M. Arnaud VIVREL (AUT)
105
0,31

Mme Marianne SRHIR (DVD)
396
1,16

M. Jacques GERING (CEN)
680
2,00

Mme Christine DANQUIGNY (EXG)
71
0,21

M. Mohamed CHABBI (AUT)
270
0,79

M. Fadhel MAHBOULI (ECO)
217
0,64

M. Francis COUVIDAT (EXG)
233
0,68

M. Manuel VALLS (SOC)
16 559
48,60

Mme Danielle VALERO (VEC)
1 389
4,08

M. Morvan PREVOT (DVG)
85
0,25

M. Ulysse RABATE (FG)
2 648
7,77

M. Jean CAMONIN (EXG) (LO)
179
0,53

M. Jean-Pierre BRAY (FN)
4 588
13,47









































































samedi 2 juin 2012

L’hémorragie du chômage s’amplifie

Pour le douzième mois consécutif, le chômage est à la hausse, atteignant officiellement 4,5 millions sur l’ensemble du territoire. Et des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires sont à venir avec les « plans sociaux » en attente dans les tiroirs patronaux.
 
Sapin, nouveau ministre du Travail, prévoie « d’étudier chaque dossier au cas par cas ». Quelle détermination ! Mais, face à la catastrophe sociale qui s’annonce, c’est un plan d’urgence qu’il faut mettre en place. Et la première mesure, c’est d’interdire tous les licenciements. Mais cela, seuls les travailleurs pourront l’imposer.