jeudi 20 mars 2014

Jean Camonin dans la presse


Municipales à Corbeil : dynamiser le centre-ville, une question qui fait débat

Publié le 20.03.2014, 08h52
Jean Camonin (LO) : 
«Les centres-villes de Corbeil et d’Essonnes inspirent les programmes des candidats à la mairie. Peu de commerces attractifs, donc peu d’animation, habitat insalubre dans les immeubles anciens, quartiers pavillonnaires menacés par l’appétit inépuisable des promoteurs immobiliers voilà beaucoup de sujets qui mériteraient des changements. Mais dans ce domaine, comme dans tous ceux de la vie locale, les choix politiques de l’Etat et de la région sont déterminants. Et quelles que soient « les bonnes idées » et les bonnes volontés, les moyens financiers de la mairie seront essentiels.

Mais comment payer ses impôts locaux quand nos revenus n’augmentent pas ? Combien de dizaines de millions d’euros vont manquer dans le budget municipal suite à la décision du gouvernement, applaudie par le sénateur DASSAULT et le député DA SILVA, de priver les mairies et départements de 10 milliards de subvention, pour en faire cadeau aux patrons au travers du « pacte de responsabilité » BECHTER se vante de ce qu’il appelle la reconstruction des quartiers. Mais ce sont les millions d’euros de l’Etat, via l’ANRU, qui ont permis ces transformations (et ont fait perdre à la ville des centaines de logements aux loyers les plus bas) !

mardi 11 mars 2014

Plus t'es riche, moins tu paye d'impôt ! Cherchez l'erreur.

D’après une étude de la Direction générale du Trésor, le taux d’impôt sur les sociétés, censé être de 33,33 %, est en réalité, compte tenu des déductions diverses, de 26 % pour les grands groupes et de 32 % pour les PME. 

Les auteurs de l’enquête soulignent que, par rapport à 2011, l’écart entre ces deux chiffres s’est réduit.
Soit, mais cela confirme que les plus grands groupes, qui font le plus de bénéfices, se débrouillent pour payer le moins d’impôts. 

Ce qui ne les empêche pas de pleurer plus fort que les autres… et d’être entendus par le gouvernement !

Nous n'avons pas à payer LEUR dette !

Selon les chiffres publiés par la Banque des règlements internationaux (BRI), le total de la dette mondiale s’élèverait à 100 000 milliards de dollars, soit l’équivalent de quatre fois le PIB de la Chine et des États-Unis réunis. 
 
Elle se montait déjà à 40 000 milliards en l’an 2000 et à 70 000 milliards en 2007.

L’augmentation de la dette est la conséquence de toutes les aides colossales accordées à la finance par les États, en particulier après la crise dite des « subprimes » pour soi-disant éviter l’effondrement du système bancaire. 

Les grandes entreprises ont bénéficié des largesses des États sous forme d’une multitude de subventions directes et d’exonérations d’impôts.

Alors ce n’est pas aux populations de payer une dette dont elles ne sont nullement responsables ! Aux capitalistes  de rembourser !

lundi 10 mars 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise

Elections municipales :

Rejetez les politiciens de la bourgeoisie, 

Votez pour les listes Lutte Ouvrière !

Évasions fiscales, financements occultes, abus de bien social, trafics d’influence, corruptions, achats de voix, écoutes illicites… Les affaires politico-financières frappent tantôt la droite, tantôt la gauche. Woerth, Sarkozy, Guéant, Copé, Buisson, Cahuzac, Guérini… C’est un spectacle écœurant. Une fois dans la place, combien de politiciens se sentent tout permis et agissent comme s’ils étaient au-dessus des lois ?
Ne nous en étonnons pas. Ce n’est pas qu’une question de comportement individuel.
Tout l’appareil d’État est bâti pour fonctionner de haut en bas, avec un réseau de hauts fonctionnaires, non élus, inconnus de la population, incontrôlables. Il fonctionne pour imposer les intérêts d’une classe privilégiée minoritaire dans la société, pour servir un ordre social ô combien injuste et inégalitaire !
Le monde de ces gens-là est celui de la bourgeoisie, celui de l’argent facile. Les renvois d’ascenseurs sont une manière de vivre. La grande bourgeoisie a des serviteurs politiques à son image, à l’image de sa société, pourrie par l’argent, le chacun pour soi, la compétition pour les places et les privilèges.
Après les affaires Copé et Buisson, voici la révélation des soupçons de corruption pesant sur Sarkozy. Depuis quelques jours, tous les experts et les médias se répandent en conjectures pour savoir à qui cela profitera aux prochaines municipales.
Eh bien, les travailleurs doivent se saisir de ces élections pour rejeter ce spectacle et faire entendre leur voix !
Tout le personnel politique au service de la bourgeoisie n’est pas corruptible à titre individuel. Mais tous ceux qui sont admis à un certain niveau de pouvoir gouvernent pour servir les intérêts des plus riches et du grand patronat. Flexibilité, compétitivité, pacte de responsabilité, Hollande démontre, jour après jour, qu’il est dévoué corps et âme à la bourgeoisie. Et si pour accéder à ses désirs, il doit attaquer la condition ouvrière encore plus durement que la droite, il le fait !
Pour monter dans la hiérarchie du pouvoir, les hommes politiques sont formés et sélectionnés pour leur fidélité à la bourgeoisie et au système. Ils placent tous leur activité politique dans le cadre de la propriété privée des entreprises, des lois du marché, du profit, de la concurrence et de l’exploitation.
Les deux grands partis qui se relayent au pouvoir, l’UMP et le PS, le montrent chaque fois que les élections les portent aux sommets de l’État.
Il en est de même pour le Front national qui ne cesse de dénoncer le système « UMPS ». Les Le Pen jouent sur le fait que leur parti n’a jamais été associé au pouvoir central pour en tirer un avantage politique. Mais si les dirigeants du FN sont écartés de la mangeoire, ils rêvent d’y accéder. Ils sont aussi hypocrites et arrivistes que les autres et, surtout, aussi dévoués à la classe capitaliste.
Si le Front national était associé au pouvoir, il gouvernerait contre les travailleurs pour assurer les profits de la bourgeoisie, comme les autres, mais avec des méthodes plus brutales.
Ceux qui, écœurés par la caste politique, n’en attendent plus rien, sont tentés par l’abstention. Mais l’abstention n’est pas l’expression de la colère, c’est celle de la passivité.
Celles et ceux de l’électorat populaire qui voteront pour des listes Lutte Ouvrière là où elles seront présentes exprimeront non seulement le rejet de la politique de Hollande, mais aussi le refus des licenciements, des bas salaires. Ils exprimeront leur opposition à la bourgeoisie et à son ordre social basé sur l’exploitation.
Il ne faut pas se laisser prendre au piège du caractère local du scrutin car il aura une signification nationale. Les votes pour les listes du PS seront comptabilisés pour une approbation de la politique de Hollande/Ayrault, et les dirigeants de la droite et de l’extrême droite se vanteront des résultats des listes de leur bord.
Quant à croire que les municipalités peuvent faire quoi que ce soit pour protéger les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les handicapés, les enfants, c’est un leurre. Aucune municipalité n’a les moyens de combattre le chômage et la baisse du pouvoir d’achat, et ses possibilités d’intervention ne font que diminuer avec la crise et les 50 milliards de coupes budgétaires que le gouvernement a décidées.
L’enjeu pour les travailleurs est de faire entendre leur camp, leurs exigences et de montrer qu’il existe une opposition ouvrière.

Votez pour les listes Lutte Ouvrière !

dimanche 9 mars 2014

REUNION PUBLIQUE VENDREDI 14 MARS 2014


RÉUNION PUBLIQUE


avec la tête de liste

LUTTE OUVRIÈRE
Faire entendre le camp des travailleurs

A L'ÉLECTION MUNICIPALE

DE CORBEIL-ESSONNES


JEAN CAMONIN
Technicien de maintenance

CHANTAL DUBOULAY
Employée

 

VENDREDI 14 MARS 
 19 HEURES 
ESPACE CARNOT 
75 Avenue Carnot
CORBEIL- ESSONNES












vendredi 7 mars 2014

Entrepôts Staples à Bondoufle. Non au chantage de la direction. Interdiction des licenciements.

La très grande majorité des salariés des entrepôts Staples, à Bondoufle, étaient en grève hier. le géant américain des fournitures de bureaux qui pèse 41 milliards d'euros de capital veut licencier 4 salariés du site de Bondoufle, en transférer 77 autres, sur les 120, sur le site de Survilliers, à l'autre bout de la banlieue nord. Ce qui signifierait 4 heures de transport par jour ! L'entreprise a de l'argent : les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 33% en quatre ans. Les actionnaires doivent payer pour que les emplois restent sur place. Ce chantage au déménagement ou au licenciement est inadmissible. Ce ne sont pas les salariés qui doivent faire les frais du redéploiement du groupe. Interdiction des licenciements.

 Article du Parisien

Déménagement ou licenciement, ils doivent choisir

Julien Heyligen | Publié le 7 mars 2014, 07h00


Bondoufle, hier. Les employés ont fait grève pour protester contre la délocalisation vers le Val-d’Oise d’une majorité des salariés que compte le site essonnien.
Bondoufle, hier. Les employés ont fait grève pour protester contre la délocalisation vers le Val-d’Oise d’une majorité des salariés que compte le site essonnien. (LP/J.H.)

jeudi 6 mars 2014

L'échelle mobile des salaires, une revendication utopique ?


C'est l'argument favori des patrons et de leurs valets qui répètent à l'envie que c'est la crise et qu'il n'est pas possible d'augmenter les salaires alors qu'ils engrangent des profits par milliards. Il n'y a qu'à voir le nombre de millardaires qui est passé de 729 en 2009 à 1645 en 2013, sur la planète. Les 500 familles les plus riches de France ont augmenté leur fortune de 50%, l'année dernière, en pleine crise économique. Parallèlement, le nombre de pauvres a littéralement explosé pas seulement dans les pays du Tiers-Monde mais aussi dans les pays riches.

Mais tous ces gens-là ont la mémoire qui flanche comme dit la chanson. Car l'échelle mobile des salaires était appliquée dans les années soixante-dix par des gouvernements bourgeois dans des pays comme l'Italie et la France. C'était une conquête des luttes ouvrières des années qui ont suivie mai 1968. Et ce n'est qu'au cours des années quatre-vingt que les différents gouvernements, de droit comme de gauche, appuyé par le grand patronat, et l'immobilisme des syndicats, ont réussi à remettre en cause l'échelle mobile pour la faire totalement disparaître. 

Ce n'est pas aux travailleurs de faire les frais de la crise économique du système capitaliste. Aussi pour éviter la dégradation du pouvoir d'achat des classes populaires, il est nécessaire d'imposer l'augmentation générale des salaires. La mise en place de l'échelle mobile des salaires est non seulement une revendication légitime du mouvement ouvrier mais aussi une absolue nécessité.

GREVE POUR UNE HAUSSE DES SALAIRES

A la SNECMA ces derniers jours, à l'usine VIBRACHOC, filiale d'Hutchison et Total, à KUHNE & NAGEL, à NORBERT DENTRESSANGLE,  les salariés ont cessés le travail pendant plusieurs heures. Ils ont faits grève pour revendiquer des augmentations de salaires. Les salaires sont trop bas.  Ils ne suivent pas le coût de la vie. Résultat : le pouvoir d'achat est en berne. 

Une augmentation générale des salaire est à l'ordre du jour. Ce sont les salariés qui fabriquent les richesses et font tourner la société. Il est donc normal qu'ils en profitent également. Le SMIC à 1700 euros est une nécessité. En dessous, on ne vit pas, on survit. 

Pour éviter une baisse constante du pouvoir d'achat à cause de la hausse du coût de la vie, il faudrait que les salaires soient indexés sur les prix : si ces derniers augmentent, les salaires suivent d'autant. 

Cette mesure permettrait de préserver le pouvoir d'achat des classes populaires. Elle éviterait qu'elles ne tombent dans la précarité et ensuite la pauvreté.  

C'est cela l'échelle mobile des salaires.

SNECMA en lutte pour l'augmentation des salaires


Ce jeudi 6 mars, c'est à plusieurs centaines que les salariés de SNECMA des différents centres de la région parisienne, Gennevilliers, Villaroche et Corbeil, et des des centres, se sont retrouvés  devant le siège à Courcouronnes pour protester contra la politique d'austérité salariale de la direction qui refuse d'augmenter les salaires. 

Le moral était au beau fixe et le temps aussi !

Pour la direction, les salariés devraient être contents d'avoir déjà un travail dans cette période de crise. Ils devraient accepter les miettes qu'elles leur donnent et qu'ils se résignent à voir à les actionnaires s'engraisser sous leurs yeux, sans piper mot. 

Les travailleurs SNECMA refusent de se résigner face à cette situation. Ils sont au contraire indignés et révoltés par tant d'argent qui circulent au-dessus de leur tête. D'un côté, les salaires stagnent, le coût de la vie augmente sans cesse. De l'autre, les actionnaires se remplissent les poches. Cette situation est intolérable pour le monde du travail.
De l'argent, il y en a bien plus qu'on ne peut l'imaginer. Le prix des actions de SNECMA sont à la hausse depuis des années.  Les bénéfices nets de SNECMA atteignent 250 millions d'euros. Ceux de Safran dépassent le  1 milliard 200 millions !  

IL Y A DONC LARGEMENT DE QUOI AUGMENTER LES SALAIRES
PETIT CALCUL TOUT SIMPLE

300 euros net de plus par mois sur la feuille de paye des 12 000 salariés de l'entrepris : cela coûterait aux actionnaires 70 millions d'euros à l'année, cotisations sociales et 13e mois compris. 

Une paille pour ces actionnaires, riches à millions. 

Ils ne verraient même pas la différence !

Les carnets de commandes sont pleins à craquer, pour les années à venir. L'argent coule à flot dans les poches des actionnaires. Une telle augmentation ne ferait qu'égratigner leur fortune.  Mais elle est indispensable pour tous les travailleurs. Car contrairement aux actionnaires, aux bourgeois, ils n'ont pas de patrimoine mais juste leur salaire pour vivre.

 Les salariés deSNECMA se battent car ils refusent d'être les laissés pour compte de la croissance aéronautique. Ils défendent leurs intérêts ET revendiquent le fruit de leur travail : ils réclament à juste titre une augmentation générale de leur salaire.



Un pacte contre les travailleurs


Les patrons le rabâchent depuis des semaines : ils veulent la baisse des cotisations promise par Hollande avec le « pacte de responsabilité » mais ne s’engagent sur aucune contrepartie. C’est ce qu’ont répété en chœur le Medef et les représentants des petits patrons devant les syndicats de salariés : « donnez d’abord l’argent et on discutera après d’éventuelles embauches ». On sait, d’expérience que dans le vocabulaire patronal « après » cela veut dire à la Saint glin-glin.
Le patronat est dans son rôle et sur son terrain. Mais les directions syndicales qui participent à ces « négociations » bidons et s’apprêtent, pour certaines, à mettre leur signature au bas de ce pacte anti ouvrier, trahissent les intérêts des travailleurs. Quand le patronat mène la guerre contre les travailleurs, il faut rendre les coups, pas cautionner l’idée qu’il y a un dialogue possible.